• Carnets de Brouillon

    Carnets de Brouillon

     

    Petit espace créé pour vous faire partager ces petits textes qu'on aime bien, mais qu'on ne sait où mettre... 

    Les petits brouillons de mes carnets de vie... :)

  • No man's land

     

    Il y a quelques temps, par un samedi matin tout gris, j'ai écrit sur cette impression que j'ai pendant mes crises d'angoisse d'être entrain de mourir. Tous ceux qui ont expérimenté ces crises savent de quoi je parle. Cette impression d'être aspirée par une force noire, de tomber dans un sommeil lourd - ou l'inconscience, de ne plus accorder d'importance au son des voix qui essaient tant bien que mal de nous tenir éveillé.

    Oui, j'ai écrit sur cette sensation que j'ai de ne plus pouvoir continuer à respirer tellement ça fait mal, tellement l'air qui entre en moi me brûle. Cet instant où j'ai envie de me laisser aller, parce que le seul fait de respirer est devenu insupportable et douloureux. Cette envie de me laisser happer, et de ne plus vous répondre. Cet instant où je me sens prête à tout abandonner. Ce moment où ma tension baisse tellement qu'ils décident finalement de m'emmener aux urgences. Ce qu'il se passerait si je pouvais vraiment m'y abandonner.

     

    --

     

    Terre dévastée, terre inconnue
    Je marche dans le noir, mon destin à la clé.
    Verrai - je la lumière au bout du chemin,
    Ou serai - je une fois de plus engourdie par le ciment de ma propre anxiété.

    Je vois déjà l'étau qui se resserre et
    Mon esprit étriqué et
    Mon corps tordu et
    Ma voix cassée et
    Ma raison perdue et
    Mon âme hurlante et
    Mon corps brûlant et
    Mon cœur brûlant et...

    Le noir.

    Puis le vide.

    Un long sommeil tranquille dont peut être
    Je ne sortirai jamais... 
    Car c'était la fois de trop et
    Puis c'était la dernière.
    Trop de noir m'a engloutie
    Je n'ai pas résisté aux appels de la nuit
    Plus la force de me battre, l'estomac trop noué, la douleur insupportable.

    J'ai entendu les cris paniqués
    Presque les sirènes dans vos têtes
    Des voix familières, rassurantes
    Inconnues, aussi confuses

    J'ai entendu !
    Les appels, les ordres, les recommandations.
    J'ai entendu !
    Vos voix se briser contre vous même,
    Contre votre gré. Vos bras m'entouraient...

    Par terre couchée, vite !
    Bip Bip et ce satané téléphone qui n'arrête pas d'sonner ! 
    Jambes tendues, parlez lui !
    Putain elle convulse, qu'est ce qu'on fait ?
    OK, cette fois on appelle les pompiers...


    Pas le temps d'entendre les sirènes arriver,
    Pas eu le temps de sentir vos larmes couler
    Ces gouttes salées me tomber sur le corps
    Douceur rassurante de la chaleur humaine...
    Elle va me manquer.

    Mais j'ai pas eu le temps désolée.

    Et mon corps s'en est allé
    Porté par la facilité de ne pas respirer.

     

     11/03/2017

     


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  • funambulist

     

    Un texte que j'ai écrit il y a quelques temps, petite réflexion sur une relation. Aujourd'hui j'ai finalement pris une décision, je laisse tomber...

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    C'est souvent compliqué d'aimer les gens.

    De s'attacher, de partager, en ne sachant pas ce que l'autre pense ou veut. En ayant l'impression que toujours, il vous échappe.

     

    C'est compliqué de parler aux gens.

    De sentir qu'on a une place, en voyant toujours celle des autres, proéminente par rapport à la nôtre.

     

    Parfois, je ne veux plus être sa copine. Ça m'embête et j'ai peur. Ça ne me laisse pas m'exprimer jusqu'au bout, je dois barricader mes sentiments, et à l'intérieur je bous.

     

    C'est une relation difficile, quand les liens se tissent loin de la réalité, quand dans le monde on ne sait sur quel pied danser, quand les confidences du virtuel n'apportent rien au réel.

    Il y a toujours cette platitude, face à toi, entre nous, quand dans la vraie vie je n'ose soutenir ton regard. Il y a toujours une gêne, l'embarras de ne pas savoir si tes actions ont un sens.

    Ou si je ne suis qu'une simple distraction, robot sans visage derrière un écran.

     

    Relation secrète ? Amitié de l'ombre ? Je ne sais démêler le vrai du faux. Pourquoi j'ai honte ? Pourquoi ce n'est jamais assez ? Ça me fait peur. C'est de ma faute ? Je ne sais plus rien…

     

    Mais je marche sur des œufs, toujours peur du jugement, de faire une gaffe, parce que ma stabilité est fragile, je marche sur un fil. Suspendue au-dessus du vide, je gère mes rapports comme un phoque faisant de la jonglerie. Si je te fais une place, il faut que j'élimine quelqu'un d'autre. Et tu passes au premier plan, j'oublie tous les autres.

     

    Mon amitié est exclusive et je ne sais pas si je dois te l'offrir. Donc je t'attire et te repousse, j'essaie de ne pas te faire de mal, mais t'en soucies-tu vraiment ? Toi qui connais foule, à qui jamais la vie ne semble faire défaut, pour qui tout est facile. Ai-je vraiment ma place dans tes amis, ai-je vraiment l'attention que j'imagine ?

     

    Je veux m'éloigner, m'en aller, mais on a fait ce pacte débile et je ne veux pas le laisser tomber. Même si cela implique de ne pas toujours être à l'aise, d'accepter de me sentir dévalorisée (même si ce sentiment n'est peut-être pas toujours fondé ?). Je ressens une telle frustration ! Jamais auparavant je ne me serais posée autant de questions sur des relations si futiles ! Mais tu vois, plus j'avance et plus j'ai de mal à laisser entrer les gens, à leur faire une place dans mon cœur. Tout doit être clair et net dès le début maintenant, c'est soit tout soit rien. Je ne peux pas me permettre « un petit peu », « peut-être ou peut-être pas », c'est oui ou non. Et c'est tout.

     

     

    Alors je réfléchis toujours, mais sache que ce n'est pas facile et que si je m'en vais je dois le faire maintenant pour ne pas me blesser davantage moi non plus.

     

     


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    Not Again 

     

     

     

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    This shit… It never leaves you. I mean, it's never going away ! This sadness… This feeling that's been holding you down for days, for weeks ! It's always there !

     

    And sometimes you think «please, leave me alone». But in those times, it never does. It keeps bugging you, keeps holding you back.

     

    Some days you'll smile and be happy and think about something else. You'll help others and feel uplifted. But it won't last. No it won't, 'cause the shitty thing is still here. It's sitting in the darkness on the other side of the room, but it's still here. You won't look at it, you won't talk about it, you will IGNORE it all the way. But it'll still be here.

     

    It's watching you, it's playing you, it's never leaving you alone. It's like a cloud constantly raining over your head, a knife always pointed in your back, ready to stabb you. It hurts but you'll shut up ! You'll never tell anyone about it. And you'll let it eat you. Slowly…

     

    It doesn't really eat you. It kills you, though. It wants you dead. It wants you sad. It wants you lost. It wants you lonely… But it is coming from your own mind. It's coming from your own head. So is that you ? Is that you trying to hurt yourself ? Is this all your worries coming together against you ? Is this you ?

     

    You'll never know… But hey, look ! It's back again.

    Hello. AGAIN.

     

     

     

    Not Again ??

     


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  • Boulevard 21

     

    Besoin de m'exprimer ces derniers temps sur les épreuves que je traverse... J'ai trouvé un modèle, une force pour me battre. Toujours.

    Un titre qui me bouffait en tête depuis des jours. Hommage, essai, brouillon.

     

     

    Lève tes bras pour la victoire,

    parce que tu l'as fait, oui t'as réussi !

    Malgré tous les sales coups, les sales cons

    Qui t'ont fait trimer et ramper dans la boue,

    T'as continué à gueuler pour ta vie

    t'y es allé, pour de bon !

     

    Et tu t'es levé t'as dit ouais,

    T'as encaissé, pris les coups en silence,

    Mais finalement t'as marché t'as forcé les guibolles

    t'y es allé en chantant !

    T'as repris les armes t'as repris ton corps,

    Faut courir, qu'tu t'disais, faut s'enfuir !

    T'as couru, tu t'es envolé !

     

    Maintenant regarde autour de toi

    t'es arrivé au sommet

    T'es toujours vivant t'as fait la guerre

    contre le monde, tu t'es battu

    avec les pieds, t'as défendu !

    Comme un Boss, comme un chef, comme Kos

    t'y es allé ! T'as déchiré !

     

    Regarde toi aujourd'hui tu respires,

    p'tit veinard t'as réussi à t'enfuir ;

    t'as tout balancé, tout dégagé sur ton ch'min

    Et voilà qu'maintenant tu jouis Boulevard Vingt-Et-Un.

     

     


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    Le bruit du secret

     

    Ecriture spontanée, exercice. Fait d'un côté suite à mon 1er article sur le secret.

     

     

    J'digère pas, c'est pas réel.

    Je voulais pas j'crois, j'voulais pas l'admettre.

    Merde, mais maintenant c'est vrai, c'est réel.. Mais, est-ce qu'on peut pas faire marche arrière ?

    Genre revenir deux jours dans le passé pi ne pas m'laisser sortir ma connerie,

    lâcher la bombe que je voulais pas entendre.

    Pourquoi ?

    Je pense que j'y ai trop cru. On me l'a trop dit, alors je l'ai cru, tu vois.

    Mais je pouvais pas, je devais pas, j'étais juste on the recovery road, j'voulais juste quelqu'un à qui m'accrocher.

    J'pouvais pas, j'le savais, ça sonnait faux. Ça sonnait mal, ça sonnait wrong,

    je savais que j'aurais pas du…

     

    Mais trop tard je suis tombée, je me suis laissée aller.

    Et j'ai dormi dans tes draps, j'ai sniffé ton odeur et j'suis dépendante de ta présence,

    comme allergique à ton absence.

     

    J'ai pas su m'garder, mais j'aurais pu.

    J'ai pas pu me stopper, mais j'aurais du.

    Je me suis laissée aller dans un jeu, trop beau trop facile,

    trop bizarre…

     

    T'es bizarre. Je trouve. Mais j'veux pas te jeter, tu vois.

    J'ai respiré ton parfum jusqu'à ce qu'il meurt, j'me suis battue avec mes sentiments,

    deux jours non stop, à l'affût du moindre geste du moindre signe,

    Pourchassant les mauvaises pistes.

     

    Voilà pourquoi il n'y a jamais eu ce contact que j'attendais,

    pourquoi il n'y a pas eu cette main que je cherchais,

    pourquoi j'ai suivi comme un chien.

     

    J'ai tellement voulu l'entendre, j'ai tellement voulu le voir,

    tellement voulu que tu me le dises, tellement voulu… Pour essayer de bouffer cette espèce de besoin d'attention, pour masquer mon coeur brisé.

    Et maintenant que c'est réel, et j'ai un peu envie de fuir.

    J'sais pas pourquoi, c'est pas moi pourtant…

     

    Mais y avait trop d'enjeux ! Comprend moi, on me l'a trop mis dans la tête !

    Maintenant les draps sales sont dans le panier, le bac est nettoyé, la maison est de nouveau vide.

    Maintenant il reste que ma vie, comme avant. Il ne me reste que tout ce que j'avais avant.

    J'sais pas j'ai du mal à encaisser…

     

    Mais c'est pas ta faute. La faute à qui ? À moi-même.

    Alors je fais la leçon, mais peut-être que j'en attends trop.

    À force de chevaucher deux univers différents, on s'emmêle.

    On se tire, on se casse, on s'embrouille, on se défait

    de toutes les choses qui ont un sens… De ce qui devrait être.

     

    Ce soir un secret pèse sur moi. Mais c'est à moi que je ne veux pas le révéler. C'est lourd ce genre de secret, je sais. Tu meurs d'envie de le dire… mais à toi même. Parce que personne te comprendra jamais. Mais en même temps, y a une partie de toi qui le gueule, ce putain de secret. Elle te le hurle à la face et toi t'as peur de l'affronter, d'écouter. Tu te bouches les oreilles, tu cries par-dessus, tu fais du bruit. Pour éviter d'entendre le sien à lui, le bruit du secret… 

     


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