• 001

      

      

    001

     

     

     

     

    Feeling alone, lonely, lost.

    Feeling scared, angry, careless at the same time

    Feeling the air, where they took place

     

    Wanting to feel relieved

    Crawling to old demons for comfort

    For a fake love, to cover the pain

    Without healing it…

     

    Never.

     

    I don't hear what's going on

    inside my head.

    I just wanna write, not make any sense

    nobody understands,

     

    anyway…

     

    Wanting to fight,

    only screaming inside

    my head

    as always. Still running away

    from myself

     

    People lie !

     

    Wishing fearlessness, having weakness

    hands not seeming real,

    like smoke

    light, sucked into darkness

    Were they ever here, though ?

     

     

    Anyway.

     

     

     


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  • MIRROR, MIRROR

    [texte sur la transidentité]

     

    Miroir, miroir. Dis moi qui c'est celle-là ?

    Celle que tu me montres, celle qu'est pas moi ?

    Miroir, miroir, dis moi : pourquoi ?

    Pourquoi je suis ci et pas ça ?

    Pourquoi ma maman elle m'aime pas, et mon père ne parle pas ?

    Miroir, miroir, à qui ils sont, ces trucs là ?

    Ces poignées d'amour, ces boules de chair qui pendouillent

    cette forme de sablier, ces cuisses épaisses, ce gros bourrelet ?

    Miroir, miroir, ça suffit pas que je sois moche ?

    Que je sois homme, qu'on me voit femme, que j'en veuille plus, que je sois mal ?

    Miroir, miroir, dis : ça va pas ?

     

    Moi je te hais, je hais cette chose

    que tu me fais, miroir, miroir !

    Je déteste cette image, que tu m'envoies

    mauvais corps greffé sur mauvais coeur

    Mauvaise langue, mauvais poids,

    mauvais genre, mauvaise voix !

    J'ai envie de la planter, cette nana,

    miroir, miroir…

     

    J'ai plus envie de vivre, miroir, miroir,

    Quand on me dit MADAME, miroir

    mon miroir, j'dors plus la nuit

    miroir de merde ! Mauvais minois…

    Je suis hanté par ton image, miroir, miroir.

    Je hais ce que tu m'infliges ; miroir en long, miroir en large,

    Je me déteste j'veux m'échapper,

    Miroir, miroir, pourquoi elle me colle à la peau

    Cette enveloppe qui n'est pas à moi ?

     

    Miroir, miroir, tu me renvoies ma gueule

    Que j'ai envie d'écorcher, de changer, d'échanger

    De donner, piétiner, remplacer !

    Miroir, miroir, montre-moi mon corps d'homme

    Bras musclés, torse plat. Silhouette droite, barbe noire,

    Miroir, miroir…

     

    Miroir, miroir, je suis las.

    Las de moi-même, puis las de toi

    De mon nom de ma tête de me voir

     

    Miroir, miroir, montre-moi,

    Ne serait-ce qu'une fois,

    Ce à quoi je ressemblerais

    si je pouvais

     

    juste une fois être Moi.

     

     


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  • No man's land

     

    Il y a quelques temps, par un samedi matin tout gris, j'ai écrit sur cette impression que j'ai pendant mes crises d'angoisse d'être entrain de mourir. Tous ceux qui ont expérimenté ces crises savent de quoi je parle. Cette impression d'être aspirée par une force noire, de tomber dans un sommeil lourd - ou l'inconscience, de ne plus accorder d'importance au son des voix qui essaient tant bien que mal de nous tenir éveillé.

    Oui, j'ai écrit sur cette sensation que j'ai de ne plus pouvoir continuer à respirer tellement ça fait mal, tellement l'air qui entre en moi me brûle. Cet instant où j'ai envie de me laisser aller, parce que le seul fait de respirer est devenu insupportable et douloureux. Cette envie de me laisser happer, et de ne plus vous répondre. Cet instant où je me sens prête à tout abandonner. Ce moment où ma tension baisse tellement qu'ils décident finalement de m'emmener aux urgences. Ce qu'il se passerait si je pouvais vraiment m'y abandonner.

     

    --

     

    Terre dévastée, terre inconnue
    Je marche dans le noir, mon destin à la clé.
    Verrai - je la lumière au bout du chemin,
    Ou serai - je une fois de plus engourdie par le ciment de ma propre anxiété.

    Je vois déjà l'étau qui se resserre et
    Mon esprit étriqué et
    Mon corps tordu et
    Ma voix cassée et
    Ma raison perdue et
    Mon âme hurlante et
    Mon corps brûlant et
    Mon cœur brûlant et...

    Le noir.

    Puis le vide.

    Un long sommeil tranquille dont peut être
    Je ne sortirai jamais... 
    Car c'était la fois de trop et
    Puis c'était la dernière.
    Trop de noir m'a engloutie
    Je n'ai pas résisté aux appels de la nuit
    Plus la force de me battre, l'estomac trop noué, la douleur insupportable.

    J'ai entendu les cris paniqués
    Presque les sirènes dans vos têtes
    Des voix familières, rassurantes
    Inconnues, aussi confuses

    J'ai entendu !
    Les appels, les ordres, les recommandations.
    J'ai entendu !
    Vos voix se briser contre vous même,
    Contre votre gré. Vos bras m'entouraient...

    Par terre couchée, vite !
    Bip Bip et ce satané téléphone qui n'arrête pas d'sonner ! 
    Jambes tendues, parlez lui !
    Putain elle convulse, qu'est ce qu'on fait ?
    OK, cette fois on appelle les pompiers...


    Pas le temps d'entendre les sirènes arriver,
    Pas eu le temps de sentir vos larmes couler
    Ces gouttes salées me tomber sur le corps
    Douceur rassurante de la chaleur humaine...
    Elle va me manquer.

    Mais j'ai pas eu le temps désolée.

    Et mon corps s'en est allé
    Porté par la facilité de ne pas respirer.

     

     11/03/2017

     


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  • funambulist

     

    Un texte que j'ai écrit il y a quelques temps, petite réflexion sur une relation. Aujourd'hui j'ai finalement pris une décision, je laisse tomber...

     -----

     

    C'est souvent compliqué d'aimer les gens.

    De s'attacher, de partager, en ne sachant pas ce que l'autre pense ou veut. En ayant l'impression que toujours, il vous échappe.

     

    C'est compliqué de parler aux gens.

    De sentir qu'on a une place, en voyant toujours celle des autres, proéminente par rapport à la nôtre.

     

    Parfois, je ne veux plus être sa copine. Ça m'embête et j'ai peur. Ça ne me laisse pas m'exprimer jusqu'au bout, je dois barricader mes sentiments, et à l'intérieur je bous.

     

    C'est une relation difficile, quand les liens se tissent loin de la réalité, quand dans le monde on ne sait sur quel pied danser, quand les confidences du virtuel n'apportent rien au réel.

    Il y a toujours cette platitude, face à toi, entre nous, quand dans la vraie vie je n'ose soutenir ton regard. Il y a toujours une gêne, l'embarras de ne pas savoir si tes actions ont un sens.

    Ou si je ne suis qu'une simple distraction, robot sans visage derrière un écran.

     

    Relation secrète ? Amitié de l'ombre ? Je ne sais démêler le vrai du faux. Pourquoi j'ai honte ? Pourquoi ce n'est jamais assez ? Ça me fait peur. C'est de ma faute ? Je ne sais plus rien…

     

    Mais je marche sur des œufs, toujours peur du jugement, de faire une gaffe, parce que ma stabilité est fragile, je marche sur un fil. Suspendue au-dessus du vide, je gère mes rapports comme un phoque faisant de la jonglerie. Si je te fais une place, il faut que j'élimine quelqu'un d'autre. Et tu passes au premier plan, j'oublie tous les autres.

     

    Mon amitié est exclusive et je ne sais pas si je dois te l'offrir. Donc je t'attire et te repousse, j'essaie de ne pas te faire de mal, mais t'en soucies-tu vraiment ? Toi qui connais foule, à qui jamais la vie ne semble faire défaut, pour qui tout est facile. Ai-je vraiment ma place dans tes amis, ai-je vraiment l'attention que j'imagine ?

     

    Je veux m'éloigner, m'en aller, mais on a fait ce pacte débile et je ne veux pas le laisser tomber. Même si cela implique de ne pas toujours être à l'aise, d'accepter de me sentir dévalorisée (même si ce sentiment n'est peut-être pas toujours fondé ?). Je ressens une telle frustration ! Jamais auparavant je ne me serais posée autant de questions sur des relations si futiles ! Mais tu vois, plus j'avance et plus j'ai de mal à laisser entrer les gens, à leur faire une place dans mon cœur. Tout doit être clair et net dès le début maintenant, c'est soit tout soit rien. Je ne peux pas me permettre « un petit peu », « peut-être ou peut-être pas », c'est oui ou non. Et c'est tout.

     

     

    Alors je réfléchis toujours, mais sache que ce n'est pas facile et que si je m'en vais je dois le faire maintenant pour ne pas me blesser davantage moi non plus.

     

     


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  • 16.12.16

     

    Je pars en vrille, j'suis un gâchis,

    une masse diffuse, une fille confuse

    Et je pars loin dans mes délires sans revenir

    Jamais je n'ai été si légère sans avenir.

     

    Je m'enfuis, puis toutes mes conneries me rattrapent

    vous me retenez aussi, putain, laissez moi prendre le large

    Foutez moi la paix, laissez-moi je vous en prie

    Je sais pas ce que vous voulez, vous êtes là une minute puis c'est fini.

     

    Ça me rend malade, v'là j'ai la gerbe

    J'veux bien de l'herbe, si chez l'voisin elle est plus verte

    Et je veux la lune, si dans ta nuit elle est plus claire

    Pour l'intérieur de ma tête, où c'est noir parce que je galère.

     

    Je couche mes mots sur le papier,

    l'écriture : mon seul recours, plus grand secours

    pour me faire me sentir moins inutile

    Moins incapable, moins dérisoire,

    Genre maître du chaos qui règne dans mon esprit.

     

    Mais c'est une illusion, et quand elle sera partie

    et vous aussi

    Y me restera quoi ?

    Plus rien du tout, non rien du Tout

    qui me composait,

    bien avant vous.

     

    Pourquoi j'suis plus la même ?

    Pourquoi je réfléchis plus que je dis

    Et je crie plus que j'écris ?

    Pourquoi c'est si dur de mettre de côté,

    De m'échapper,

    du cercle vicieux qui m'a happée.

    Les secrets, les non-dits, je peux plus m'en séparer ! je veux pourtant

    aller écraser des montagnes, je veux aussi

    aller défoncer c'qui m'écrase, et puis

    Cette culpabilité qui m'accable…

     

    Et la raison pour laquelle je suis si calme

    C'est que j'sais plus comment hurler tout ce vacarme.

     

     


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