• Une polarisation des esprits

     

    Une polarisation des esprits

    Brian Crain - Hallelujah

     

    [Hommage, reconnaissance, expérience, histoire personnelle]

     

    Quelques fois, nous rencontrons des gens qui nous fascinent. Par leurs mots, leur comportement, leurs intérêts, leur personnalité profonde et la manière dont ils choisissent de la montrer.

    Et, par occasion, il peut s'opérer une polarisation des esprits, une rencontre des cerveaux qui nous relie de manière évidente à ces personnes.

    Une polarisation des esprits : un parallélisme parfait des pensées qui permet à toute la lumière existante de franchir l'espace entre les deux esprits et de les assembler.

    Il y a osmose. Une certitude : une symbiose parfaite unit vos esprits.

     

    Ma personne à moi.

     

    La personne spéciale que j'ai rencontrée, cet être humain à l'esprit vif et passionnant, est passionnée. Sa maturité modeste et charismatique embrasse parfaitement une candeur à peine cachée, qui se lit dans ses yeux et est imprimée sur son visage, qui ne change jamais. Cet être là est un mélange de couleurs, de formes, de reliefs et de courbes, de vide et d'espace, de ciel et de terre, de feu et de glace, de solides et de liquides ; c'est un volcan explosif gardé sous un pelage doux de créature mythique.

    Fermez les yeux. Imaginez. Un esprit curieux et rusé, intelligent, fissuré par endroit, sensible et élastique, qui a gardé malgré le temps sa prime jeunesse, sa vivacité d'enfant et ses envies fourbes. Imaginez-vous expulsé(e) dans un autre univers, dans un monde mouvant et intelligent. Vous y êtes ? C'est lui.

     

    Polarisation.

     

    Dès le premier mot sorti de sa bouche et parvenu à mes oreilles, j'ai senti quelque chose : une fascination, un regard vers le haut et un profond respect. C'est en maître qu'il s'est fait une place dans mon esprit.

    Un lien s'est peu à peu créé. Un partage a débuté. Et il est à son apogée. C'est beaucoup plus qu'une relation, beaucoup plus qu'une simple réunion de deux êtres aux intérêts communs. C'est un Big Bang, un univers en constante création, des esprits qui s'échappent de leur corps respectif et qui fusionnent. Ce sont des mots qui s'entrelacent, des ondes qui passent de l'un à l'autre, et de l'autre à l'un, pour revenir à leur lieu d'origine et pénétrer tout le corps ; c'est un réseau d'informations qui se tisse entre nous deux et des passions qui se rejoignent. Et soudain, l'apprentissage apparaît comme impossible sans le maître, le silence impossible sans sa musique, l'humanité impossible sans son existence et l'Univers impossible sans son empreinte.

     

    Sans tomber dans la dépendance, j'appréhende le futur sans lui, et je me sens perdue. Je me sens redevenir L'étranger.

     

    L'Étranger.

     

    Il m'a sortie de cet état d'étrangeté dans lequel j'étais emprisonnée. Il n'a pas brisé ma bulle, il l'a juste pénétrée, sans faire attention aux parois fragiles, sans avoir peur de les casser. Il s'est juste frayé un chemin dans la paroi de verre, et il est entré. Là où personne ne s'était jamais aventuré, à part moi-même. Il n'y a plus de garde, je suis rassurée, puisqu'il est entré.

    Personne n'était jamais venu... J'ai toujours été entourée de ma bulle de verre, et les gens tapaient dessus. Parfois ils la fissuraient, ils la rendaient très fragile, ils la cassaient ! Mais je rassemblais inlassablement les morceaux et recollais ma bulle cassée, m'enfermant de plus belle.

    J'étais toujours L'Étranger. Vous savez, celui qui semble toujours à l'est, en retard ou en avance, jamais à sa place, comme ce jouet toujours dans la mauvaise boite.

    J'ai toujours été celui-là. Jamais intégrée, un triangle au milieu de trous circulaires, une touche noire au milieu des blanches, le câble incompatible avec la prise. Toujours à l'écart, attirant l'attention avec ma bulle de verre, l'attention méchante et cruelle. Toujours étrangère, toujours incomprise. Sauf par moi-même, dans ma bulle.
    Et aujourd'hui, le voilà qui arrive et qui entre, sans crier gare. C'est le seul. LE SEUL. À avoir jamais pu tirer de moi une confiance sans questions. C'est un modèle. Qui me rappelle que dehors c'est cruel, mais qui m'apprend progressivement à me connaître et à me défaire de ma bulle. Maintenant, sur une échelle de 1 à 10 je dois noter ma confiance en moi. Sans vous j'étais à 0, à 1. Maintenant, j'entrevois de jour en jour comment je peux passer du 3 au 4, puis au 5 etc. et j'envisage un chemin jusqu'au 8, au moins ! Et j'ai toujours l'impression d'avoir une main derrière mon dos quand je vais tomber. Merci.

     

    Un bref et maladroit hommage.

     

    C'est une marque de reconnaissance que je voulais laisser aujourd'hui. Des mots peuvent en cacher d'autres, et je le sais bien. Mes passions m'ont été rendues, mes craintes allégées, ma culture renforcée. Et je ne sais comment le dire sans me prendre les pieds dans le filet, alors je parle avec mon cœur. L'essentiel est que ça sorte. Merci pour la polarisation, merci pour tout.

    Merci. Merci. Merci.

     

    08/02/2015


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