• Venise est morte

    Venise est morte

     

    Josef Schovanec a écrit : "Venise est morte" (Éloge du voyage à l'usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez). Cette simple affirmation, ce bout de phrase, m'a enflammée, inspirée. Alors, mon professeur de chimie débitant lentement de la mécanique quantique en fond sonore, je me suis mise frénétiquement à gratter le papier pour lui donner vie. J'ai inventé Venise, je l'ai personnifiée, imaginée. Je lui ai parlé.

    Et voilà ce qui en est sorti.. un poème. Pour Venise.. 

     

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    Venise est morte

     

     

    Que sais-je de Venise,

    mis à part son vague placement géographique ?

     

    Que me vient-il à l'esprit lorsque j'y pense ?

     

    Des flots,

               des bateaux,

                                des rayures,

                                                des chapeaux…

     

    Cette femme aux longs cheveux sombres et aux yeux noirs d'eau bleue nuit prête à nous noyer vivants d'un regard profond.

      Venise est la belle italienne assise au fond de la classe et tristement célèbre,

    ne se levant qu'au carnaval, à l'appel !

     

    Venise est morte, paraît-il, et pour moi elle n'a jamais vraiment vécu.

     

     

      Elle est un film sur mes yeux, cachée dans le recoin de mon cerveau, blottie au fond de mes fantasmes, et je m'en veux !

     

    Car ce n'est qu'une douce illusion mais elle m'est méconnue, comme tous ces détails de mon corps incessamment sous mes yeux. L'illusion du savoir par excellence…

     

      Très cher Josef, je voudrais connaître Venise, cette pêche rebelle toute calme. Je veux découvrir Venise, j'en ai envie car un amour profond et qui, jusqu'aujourd'hui, m'était caché, fait surface et pique ma curiosité égoïste pour ne pas la laisser mourir.

     

    Venise est un beau nom, au rythme duquel je noircis en ce moment mes pages, mais mystérieux… plus mystérieux que la plus noire des noires caves.

     

     

      Venise, à moi ! J'ai besoin de scruter tes charmes et apprendre ton nom, besoin de griser tes pages avec l'histoire de ton territoire.

      Venise, à moi vient doucement, je te chercherai ; mes pulsions culturelles ne savent pas attendre, déjà elles bondissent de pouvoir te trouver.

     

      Je m'emballe en entendant «Venise est morte», car je ne veux pas.

    Pour moi, tu te réveilles tout juste, Venise !

     

    Je viens vers toi, réveille-toi,

     

        bonjour Venise…


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