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    /!\ Les lectures sont souvent meilleures avec les musiques associées, qui contribuent à l'ambiance de chaque article. /!\

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    Feeling alone, lonely, lost.

    Feeling scared, angry, careless at the same time

    Feeling the air, where they took place

     

    Wanting to feel relieved

    Crawling to old demons for comfort

    For a fake love, to cover the pain

    Without healing it…

     

    Never.

     

    I don't hear what's going on

    inside my head.

    I just wanna write, not make any sense

    nobody understands,

     

    anyway…

     

    Wanting to fight,

    only screaming inside

    my head

    as always. Still running away

    from myself

     

    People lie !

     

    Wishing fearlessness, having weakness

    hands not seeming real,

    like smoke

    light, sucked into darkness

    Were they ever here, though ?

     

     

    Anyway.

     

     

     


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  • MIRROR, MIRROR

    [texte sur la transidentité]

     

    Miroir, miroir. Dis moi qui c'est celle-là ?

    Celle que tu me montres, celle qu'est pas moi ?

    Miroir, miroir, dis moi : pourquoi ?

    Pourquoi je suis ci et pas ça ?

    Pourquoi ma maman elle m'aime pas, et mon père ne parle pas ?

    Miroir, miroir, à qui ils sont, ces trucs là ?

    Ces poignées d'amour, ces boules de chair qui pendouillent

    cette forme de sablier, ces cuisses épaisses, ce gros bourrelet ?

    Miroir, miroir, ça suffit pas que je sois moche ?

    Que je sois homme, qu'on me voit femme, que j'en veuille plus, que je sois mal ?

    Miroir, miroir, dis : ça va pas ?

     

    Moi je te hais, je hais cette chose

    que tu me fais, miroir, miroir !

    Je déteste cette image, que tu m'envoies

    mauvais corps greffé sur mauvais coeur

    Mauvaise langue, mauvais poids,

    mauvais genre, mauvaise voix !

    J'ai envie de la planter, cette nana,

    miroir, miroir…

     

    J'ai plus envie de vivre, miroir, miroir,

    Quand on me dit MADAME, miroir

    mon miroir, j'dors plus la nuit

    miroir de merde ! Mauvais minois…

    Je suis hanté par ton image, miroir, miroir.

    Je hais ce que tu m'infliges ; miroir en long, miroir en large,

    Je me déteste j'veux m'échapper,

    Miroir, miroir, pourquoi elle me colle à la peau

    Cette enveloppe qui n'est pas à moi ?

     

    Miroir, miroir, tu me renvoies ma gueule

    Que j'ai envie d'écorcher, de changer, d'échanger

    De donner, piétiner, remplacer !

    Miroir, miroir, montre-moi mon corps d'homme

    Bras musclés, torse plat. Silhouette droite, barbe noire,

    Miroir, miroir…

     

    Miroir, miroir, je suis las.

    Las de moi-même, puis las de toi

    De mon nom de ma tête de me voir

     

    Miroir, miroir, montre-moi,

    Ne serait-ce qu'une fois,

    Ce à quoi je ressemblerais

    si je pouvais

     

    juste une fois être Moi.

     

     


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  • 16.12.16

     

    Je pars en vrille, j'suis un gâchis,

    une masse diffuse, une fille confuse

    Et je pars loin dans mes délires sans revenir

    Jamais je n'ai été si légère sans avenir.

     

    Je m'enfuis, puis toutes mes conneries me rattrapent

    vous me retenez aussi, putain, laissez moi prendre le large

    Foutez moi la paix, laissez-moi je vous en prie

    Je sais pas ce que vous voulez, vous êtes là une minute puis c'est fini.

     

    Ça me rend malade, v'là j'ai la gerbe

    J'veux bien de l'herbe, si chez l'voisin elle est plus verte

    Et je veux la lune, si dans ta nuit elle est plus claire

    Pour l'intérieur de ma tête, où c'est noir parce que je galère.

     

    Je couche mes mots sur le papier,

    l'écriture : mon seul recours, plus grand secours

    pour me faire me sentir moins inutile

    Moins incapable, moins dérisoire,

    Genre maître du chaos qui règne dans mon esprit.

     

    Mais c'est une illusion, et quand elle sera partie

    et vous aussi

    Y me restera quoi ?

    Plus rien du tout, non rien du Tout

    qui me composait,

    bien avant vous.

     

    Pourquoi j'suis plus la même ?

    Pourquoi je réfléchis plus que je dis

    Et je crie plus que j'écris ?

    Pourquoi c'est si dur de mettre de côté,

    De m'échapper,

    du cercle vicieux qui m'a happée.

    Les secrets, les non-dits, je peux plus m'en séparer ! je veux pourtant

    aller écraser des montagnes, je veux aussi

    aller défoncer c'qui m'écrase, et puis

    Cette culpabilité qui m'accable…

     

    Et la raison pour laquelle je suis si calme

    C'est que j'sais plus comment hurler tout ce vacarme.

     

     


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  • Humanoïde

     

    MUSIQUE : Nekfeu - Humanoïde

     

               ----- 

     

    Eh, est-ce que tu sais ce que ça fait d'être une bombe à retardement ?

    Un boulet de canon lancé fort, d'échec en échec tu prends l'eau

    La vie c'est pas une évidence, quand t'as trop peur ben tu te tâtes

    Tu fonces la tête baissée tu hurles tu pleures et puis tu rates

     

    Les gens te baisent, se jouent de toi, et parient sur tes sentiments,

    Alors tu laisses faire tu la fermes, c'est ce qu'on appelle la cour des grands

    Les coups de bâtons les coups de fusil que tu te donnes à toi-même

    C'est jamais assez dans ta tête pour faire taire les voix de l'enfer

     

    Tu brilles d'espoir parfois tes yeux pensent bien retrouver la lumière,

    mais t'es tellement un gâchis que ton bordel lui fait barrière

    T'as toujours brillé sur les tables, toujours dans le trio de tête

    T'es major des conneries quand tu vois qu'aujourd'hui la vie t'fait ta fête

     

    T'as mis la pagaille, joué les couillons, foncé droit dans le mur

    Tu sais pas où t'en es, moi non plus, si ça te rassure

    Je sais pas ce qu'on fout derrière ces masques à sourire,

    Quand à l'intérieur il pleut et on se laisse pourrir

     

    Je sais pas où je vais, quand je vais, si je vais mourir

    Mais dans la vie faut trimer, jusqu'au dernier de tes soupirs,

    Ta case dans la société tu sais pas où elle est,

    Salaire, galère, études, inquiétude, photo : souriez !

     

    Je parle pas des vrais maux, t'façon en vie je m'y connais pas

    Mais trop faire l'amour à sa passion à un moment ça fait mal,

    Quand tu peux pas l'avoir, coup d'un soir, tu bois et puis tu râles

    Mais ta mère t'as dit « la prend pas, elle fera pas de cash ».

     

    Bref j'en ai fini de tous ces gens qui me disent comment vivre ma vie,

    Je me casse vers mes rêves et vers d'autres infinis

    Je tire ma révérence, mon chapeau, et la corde

    Et j'en profite pour lever mon verre au présent et à l'avenir.


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  • Venise est morte

     

    Josef Schovanec a écrit : "Venise est morte" (Éloge du voyage à l'usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez). Cette simple affirmation, ce bout de phrase, m'a enflammée, inspirée. Alors, mon professeur de chimie débitant lentement de la mécanique quantique en fond sonore, je me suis mise frénétiquement à gratter le papier pour lui donner vie. J'ai inventé Venise, je l'ai personnifiée, imaginée. Je lui ai parlé.

    Et voilà ce qui en est sorti.. un poème. Pour Venise.. 

     

    ------ 

     

    Venise est morte

     

     

    Que sais-je de Venise,

    mis à part son vague placement géographique ?

     

    Que me vient-il à l'esprit lorsque j'y pense ?

     

    Des flots,

               des bateaux,

                                des rayures,

                                                des chapeaux…

     

    Cette femme aux longs cheveux sombres et aux yeux noirs d'eau bleue nuit prête à nous noyer vivants d'un regard profond.

      Venise est la belle italienne assise au fond de la classe et tristement célèbre,

    ne se levant qu'au carnaval, à l'appel !

     

    Venise est morte, paraît-il, et pour moi elle n'a jamais vraiment vécu.

     

     

      Elle est un film sur mes yeux, cachée dans le recoin de mon cerveau, blottie au fond de mes fantasmes, et je m'en veux !

     

    Car ce n'est qu'une douce illusion mais elle m'est méconnue, comme tous ces détails de mon corps incessamment sous mes yeux. L'illusion du savoir par excellence…

     

      Très cher Josef, je voudrais connaître Venise, cette pêche rebelle toute calme. Je veux découvrir Venise, j'en ai envie car un amour profond et qui, jusqu'aujourd'hui, m'était caché, fait surface et pique ma curiosité égoïste pour ne pas la laisser mourir.

     

    Venise est un beau nom, au rythme duquel je noircis en ce moment mes pages, mais mystérieux… plus mystérieux que la plus noire des noires caves.

     

     

      Venise, à moi ! J'ai besoin de scruter tes charmes et apprendre ton nom, besoin de griser tes pages avec l'histoire de ton territoire.

      Venise, à moi vient doucement, je te chercherai ; mes pulsions culturelles ne savent pas attendre, déjà elles bondissent de pouvoir te trouver.

     

      Je m'emballe en entendant «Venise est morte», car je ne veux pas.

    Pour moi, tu te réveilles tout juste, Venise !

     

    Je viens vers toi, réveille-toi,

     

        bonjour Venise…


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